Bulletin spécial mars 2005

Emeric Epstein, l'européen... Le chant du Jacobin hongrois La fête en l'honneur du Pr Szilassi Photographies Les Vagh Weinmann Messages - Emeric fête ses 90 ans Retour à la page "Histoire de l'Association et Dr Epstein"

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BULLETIN D'INFORMATION DE L'ASSOCIATION FRANCO-HONGROISE DE MIDI PYRÉNÉES
Association pour le développement des échanges culturels entre la France et la HONGRIE

N° Spécial Mars 2005
photos Dr Epstein
Emeric Epstein
Président Fondateur de
l'Association Franco-Hongroise

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Emeric EPSTEIN, l'européen...

Dr Epstein sur son balcon Le docteur Emeric Epstein nous a quittés le 23 octobre 2004.
Le 22 avril 1914, naît en Transylvanie, alors hongroise, Imre (dit Emeric, en France) EPSTEIN, d'une famille de bonne bourgeoisie juive près de Nagy-Varad (Oradea), il pratique couramment 4 langues : le hongrois, le roumain, l'allemand et le français.
Il arrive en France à 17 ans et demi pour faire ses études de médecine à Paris, où il fréquente les milieux artistiques de l'époque, surtout des peintres, et pratique aussi le sport (natation de compétition, tennis...).
Interne à Soissons, il passe sa thèse de médecine, mais l'hôpital étant évacué devant l'avance des troupes allemandes, il se retrouve à Toulouse avec d'autres hungarophones. Il s'inscrit à la faculté des Lettres pour y préparer un certificat de Morale-Sociologie, tout en vivant de l'argent que ses parents peuvent parfois lui faire parvenir de Hongrie, et de petits boulots, ou par chance de remplacements à la campagne.
Les étudiants hungarophones sont particulièrement nombreux à Toulouse, à l'Ecole de chimie, attirés par le prestige de Paul Sabatier. Ils prennent l'habitude de se réunir et d'organiser des séminaires, où ils débattent de sujets politiques ou intellectuels. L'instigateur en est Thomas Bauer, poète et chimiste, originaire de Budapest, grand ami d'Emeric Epstein.
En 1940 Emeric Epstein se trouve interné au camp de Clairfont, où se trouvent des étrangers, surtout juifs et espagnols. Très rapidement il va y jouer un rôle primordial : le commandant Moudenc (qui plus tard passera les Pyrénées pour rejoindre l'armée d'Afrique), séduit par sa personnalité hors du commun, le prend comme médecin du camp et le charge parfois d'accompagner des convois (Emeric, prévenu assez tôt, permettra ainsi à certains de tenter l'évasion avec succès...). Dans ce camp aussi va se créer un «coin des intellectuels» dont il sera l'animateur.
Puis le camp de Clairfont est transféré au Récébédou, où les conditions de vie sont plus incertaines. Il y restera jusqu'en décembre 1940, date à laquelle il a la surprise d'être libéré par suite d'une caution versée par ses parents à l'ambassade de Hongrie (sourde jusque là !!).
Il part dans les Pyrénées, travaille avec les «Ajistes» des Auberges de jeunesse, apprend le ski, se fait guide de montagne, revient faire de petits boulots ou des remplacements près de Toulouse, restant toujours en relation avec les Auberges de jeunesse.
Il est contacté par des étudiants antifascistes et communistes qui avaient participé aux séminaires de Thomas Bauer, pour organiser des actions de solidarité avec les anciens des Brigades Internationales internés au Vernet (Ariège).
En 1941, l'un des dirigeants des Eclaireurs israélites lui procure sa première fausse carte d'identité, il en aura 3 autres... Il reste en relation avec les Eclaireurs (il y rencontrera Maurice Grynfogel, futur président de la Communauté et vice-président de l'Agence Juive, ainsi que d'autres jeunes gens qui mettront sur pied l'Organisation Juive Combattante à laquelle participeront ses amis Thomas Bauer et Sarah Fiksman).
carte d'identitéEn même temps, après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, il entre dans la Résistance à temps plein, dans les FTP-MOI (Francs tireurs partisans - Main d'œuvre immigrée) - groupe hongrois. On est fin 1942. Les membres de ce groupe parlant couramment allemand sans accent, sont chargés du «travail allemand» : il s'agit de déposer des tracts et des journaux anti-nazis dans les casernes et autres lieux réservés aux Allemands (cafés, autobus, cinémas, tramways, hôpital Purpan...), parfois de nuit, pour saper le moral des troupes allemandes et inciter les soldats à déserter. Emeric est chargé aussi de prendre en charge des déserteurs (souvent des Autrichiens et des Croates) et de les conduire au maquis; il s'occupe également de brigadistes évadés... Le danger de telles activités se passe de commentaires... Beaucoup de ses amis sont arrêtés... Il en réchappe de justesse, souvent grâce à ses qualités sportives (excellent coureur...). Parmi ses compagnons de lutte, se trouvent des membres de la grande famille de peintres hongrois Vagh Weiman, des chimistes Georges Engel, Miki Hodos.
En 1944, Sarah Fiksman, Thomas Bauer et Léonce tombent dans un traquenard, rue de la Pomme, une réunion ayant été maintenue malgré l'arrestation puis la libération d'un membre de leur groupe. Emeric recueille le seul survivant blessé, Léonce, le cache et le soigne. Il soigne aussi des orphelins juifs recueillis par une organisation chargée de les acheminer en Espagne puis en Palestine. Il aura également des contacts avec J.P. Vernant, qui dirige les FFI de la Haute-Garonne, pour aller soigner des blessés...
Ses actes de courage lui vaudront la Croix du Combattant Volontaire.
Lorsque les FTP et les FFI se trouvent englobés dans la Résistance unifiée, Emeric fait son service militaire à Montauban à la caserne Pomponne, comme médecin-lieutenant. Ses talents en chirurgie (acquis lors de l'internat à Soissons ) y font merveille !
On le charge aussi des contacts avec les prisonniers allemands.
croix du combattant
 volontaireUn jour, il voit arriver un groupe de très jeunes prisonniers dont personne ne comprend la langue étrange... Il s'agit de jeunes Hongrois entre 14 et 16 ans, enrôlés de force dans l'armée allemande. Emeric prend contact avec les autorités militaires et les familles en Hongrie, et organise le rapatriement de ces enfants.
Très bien noté, il songe un instant à faire une carrière de médecin militaire, mais blessé grièvement dans un accident d'ambulance, il est réformé.
A la fin de la guerre, de terribles nouvelles arrivent de Hongrie. Après l'occupation du pays par les Allemands en 1944, les Juifs hongrois jusque là épargnés sont exterminés. Emeric Epstein apprend alors que ses parents, son frère, sa belle sœur et leur petit garçon, une très grande partie de sa famille, de ses amis d'enfance, ont péri à Auschwitz. Une sœur déportée a survécu.
Nommé médecin de l'OSE, puis de l'Agence Juive, il visite de nombreuses fermes-écoles juives de la région, où il rencontre de futurs cadres israéliens.
Après la guerre, Emeric Epstein doit repasser la quasi totalité de ses diplômes, pourtant déjà totalement acquis en France avant guerre, pour avoir le droit d'exercer la médecine libérale en France, malgré les promesses faites aux résistants étrangers intégrés dans l'armée régulière d'être «reconnus» dans leurs «titres universitaires français» à la fin de la guerre. Ce n'est pas une difficulté pour lui mais cela retarde son installation, alors qu'il a vraiment besoin de gagner sa vie. Il ne sera naturalisé français qu'en 1947.
Enfin, il peut s'installer dans le centre de Toulouse où il fera une belle carrière médicale, avec aussi des vacations à «Varsovie», la clinique créée par Joseph Ducuing qui fait appel à lui (entre temps, il passe un certificat de médecine du Travail, acquiert «Compétence en pédiatrie»).
Mais l'action le poursuit... En 1956, c'est la révolution en Hongrie. Emeric Epstein entre en contact avec les camps de réfugiés à Vienne (Autriche), contacte les autorités et organise la prise en charge de jeunes réfugiés hongrois qui arrivent à Toulouse, et avec l'aide de Jeanne Saubadie, assistante sociale, organise leur accueil, les place dans des familles, les soigne, leur fait donner des cours de français.
Toujours attaché à ses racines culturelles hongroises, Emeric Epstein conservera des liens permanents avec les réfugiés hongrois installés en France. C'est ainsi qu'il créera en 1990 l'Association Toulousaine Franco-Hongroise, afin de mieux faire connaître la Hongrie et de développer les échanges culturels et les actions de solidarité avec ce pays. Il en a été le président jusqu'en septembre 2003, il en est resté l'âme.
L'ouvrage du regretté Jean Estèbe, professeur à l'Université de Toulouse II, de nombreuses maîtrises, DEA et Thèses, dirigées par lui, ainsi que des textes autobiographiques publiés dans les Cahiers d'Etudes Hongroises, évoquent la personnalité exceptionnelle d'Emeric Epstein et sa vie extraordinairement riche et active. En plus de l'énergie développée en tant que président de l'Ass. Toul. Franco-Hongroise durant des années, il travaille la gérontologie sociale, fait des conférences, et il laisse des traductions, d'une grande finesse, de textes de la littérature hongroise (poèmes, théâtre).
Son allure raffinée, élégante, cette haute stature «droite» à l'image de son intégrité morale, ont frappé tous ceux qui l'ont approché ou qui ont eu le bonheur de vivre près de lui.
Intellectuel et amoureux de l'art, il était également un grand sportif. Il aimait nos Pyrénées, lieu de prouesses en ski, puis de longues et paisibles randonnées, il en parlait avec enthousiasme comme de tout ce qu'il aimait...
C'est une personnalité lumineuse qui nous quitte, rayonnante par ses qualités morales et intellectuelles, sa bonté foncière, sa générosité. Malgré toute la souffrance qu'il avait rencontrée, il aimait profondément les êtres humains.
Bernadette Epstein

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frise
LE CHANT DU JACOBIN HONGROIS


Le sang jaillit au bout des doigts
Quand nous t'effleurons
Toi, pauvre Hongrie endormie...
Existes-tu et existons-nous?

L'espoir est-il au bout de l'attente ?
Nos yeux et nos âmes languissent.
Est-ce qu'un jour se réveillera
La Babel des peuples esclaves ?

Pourquoi de mille souhaits engourdis
Ne surgit pas un fort dessein,
Car la détresse hongroise, valach et slave
Reste toujours la même détresse.

Nos humiliations, notre amertume
Parents depuis mille ans...
Pourquoi nous ne sommes pas unis
Hurlant, sur les barricades de l'esprit ?

Danube, Olt, ont la même voix
Grondement étouffé, moribond ....
Dans le pays d'Arpad, malheur à celui
Qui n'est seigneur ou brigand!

Quand serons-nous unis
Pour crier quelque chose de fort
Nous les brisés, les soumis
Hongrois et non Hongrois!

Jusqu'à quand les bandits seront-ils chefs,
Et nous - les millions - la horde ramollie,
Jusqu'à quand le peuple de Hongrie
Restera un oisillon au nid?

Hongrie de mendiants tristes,
Encore sans foi et sans pain,
Demain tout sera à nous
Si nous voulons, si nous osons !

ADY Endre, 1908

(traduit par Emeric Epstein, le 27 décembre 1989)
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LA FÊTE EN L'HONNEUR DU PR. SZILASSI
(Beaumont de Lomagne, le 27 avril 2002)

Le 23 avril 2002, un long appel téléphonique de M. Sándor Csernus, directeur de l'Institut Hongrois de Paris, me faisait part de la venue à Toulouse d'un célèbre mathématicien hongrois, le pr. Szilassi. Il devait en fait se rendre à une festivité organisée dans la maison natale de Pierre de Fermat, à Beaumont de Lomagne, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse.
Il s'agissait de l'inauguration d'une statue, conforme au «polyèdre» du vieux savant, et calculée selon les travaux du professeur hongrois.
Avec notre ami de l'Ass. Franco-Hongroise, Gergely Dobos, nous avons pris la route de Beaumont le samedi 27, afin d'aider M. Szilassi à se débattre parmi la masse de francophones réunis là, pour la fête et les conférences.
Notre arrivée fut la bienvenue, saluée avec joie et soulagement par M. Szilassi, mais aussi par les notabilités locales et régionales qui participaient à ces manifestations...
Gergely Dobos s'est chargé des complexes traductions de conférences mathématiques, et nous nous sommes partagés, ensuite, pour les très nombreux discours qui accompagnaient l'érection de la statue... (discours et remerciements...)
Un peu épuisé par toutes ces manifestations, M. Szilassi a souhaité nous accompagner le soir à Toulouse, où nous l'avons logé dans un hôtel proche de l'aérogare.
Mais nous avions rendez-vous avec lui le lendemain dimanche, cette fois en compagnie de Bernadette E. et de Katalina Németh, pour lui faire découvrir par une visite «commentée» (en hongrois !!) les vieux quartiers de Toulouse, et l'inviter à goûter la cuisine régionale. Il a été enthousiasmé par la ville, éclairée par un magnifique soleil printanier, et aussi par le confit de canard...
Nous avons appris à connaître un homme charmant, modeste, tout à fait ravi de son séjour en France, et en particulier de notre capitale régionale, avec ses vieilles rues, ses monuments, les berges de la Garonne... et il souhaite revenir en compagnie de son épouse, dès que ses multiples occupations le lui permettront...
(Emeric Epstein)

polyèdre

L'inauguration de la statue à Beaumont-de-Lomagne.
(de gauche à droite : Epstein Emeric, Dobos Gergely, le pr. Szilassi et l'œuvre mathématique et sculpturale)

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Oradea (Nagy Varad)
1929
tableau lycée
Eté 1930
1930

1963
1963
1980
1980


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Les Vagh Weinmann, une famille de peintres hongrois à Toulouse, pleine de talent et très originale

peinture noir et
 blancC'est en 1940, à la fin de l'été que j'ai fait leur connaissance, au cours d'une rencontre amicale chez des hongrois, nombreux à Toulouse (tous, étudiants ou jeunes ingénieurs chimistes). Rapidement, une sympathie mutuelle s'est créée, et je fus invité chez eux à déjeuner. Ils habitaient une villa dans le quartier de la Croix daurade. Je fus ébloui par les nombreux tableaux qui pendaient sur les murs et dans un atelier où Maurice Vagh Weinmann peignait. De surprise en surprise, je compris bientôt qu'en fait, ils étaient trois frères et qu'ils peignaient. Maurice, le second en âge, paraissait le chef de famille. Il cohabitait avec Nandor, son épouse et ses fils. Elemér, marié également habitait à part. Le repas se passait bien, mais j'étais étonné que les épouses de Maurice et Nandor n'y participent pas. Elles servaient leur maris, leurs fils et moi. Je me permis de poser une question sur la cause de cette habitude. II me fut répondu «qu'en Hongrie, dans leur milieu, les femmes ne participaient pas aux repas assises à table», mais qu'elles bénéficiaient de tout le respect et l'amour de leurs mari et fils.
Ils me parlèrent des difficultés matérielles auxquelles ils étaient en butte à Toulouse, alors qu'à Paris, où ils habitaient antérieurement, ils commençaient à être bien connus. Je décris à mon tour mes propres problèmes, jeune médecin à la fac de Paris, interne des Hôpitaux à Soissons puis à Corbeil (des hôpitaux évacués avec l'arrivée des troupes d'occupation...) et qui avait espéré trouver du travail dans la région toulousaine, mais rien ne se présentait à l'horizon! Bientôt, on se mit d'accord sur le principe suivant : ils m'appelaient en cas de maladie (pour eux ou pour les enfants), ils ne me paieraient pas pour l'acte médical, mais à la fin de l'année je pourrai choisir un tableau! Ils pratiquaient la même méthode avec le tailleur, et d'autres «métiers». C'est ainsi que j'ai pu «acquérir» plusieurs tableaux des Vagh Weinmann.
La vie devenait de plus en plus difficile à Toulouse. Je passais tour à tour du métier de marchand de cacahuètes à celui de malaxeur dans un atelier de pâtes de fruits, mais je restais toujours en rapport avec la famille Vagh Weinmann, surtout avec Tihamér (Tim), le fils aîné de Maurice, de cinq ans plus jeune que moi, et appartenant au même mouvement de Résistance (FTP-MOI). Tim participait à des actions très spectaculaires, et nous avons appris que les policiers l'avaient repéré et se promenaient avec sa photo dans la poche. II fallait qu'il quitte Toulouse et j'étais chargé de le conduire dans une ferme de la région qui nous servait de «refuge» et de «point de liaison». Nous avions rendez-vous devant l'église de l'avenue des Minimes et à mon grand étonnement, c'est un jeune homme aux cheveux noirs de jais qui m'est apparu sur un vélo ! Nous sommes partis à Pechbonnieu sur nos bicyclettes où nous avons été reçus avec gentillesse par Mme R. qui «gérait» ce lieu de cache. Quelques jours après, un coup de téléphone de la dame annonçait au «délégué» de Toulouse que «Jean» (nom de guerre de Tim) était «malade» et réclamait «Gérard» (mon nom de guerre). Quiproquo du langage codé de la Résistance!
Le délégué lui a en effet répondu que «si Jean était malade» (en langage codé: «arrêté» ou «surveillé par la police»), «Gérard» ne pouvait pas le rencontrer. Heureusement, «Gérard» y est allé tout de même, et a été accueilli par la pauvre dame désespérée: «Mais comment dit-on, dans votre foutue langue quand on est vraiment malade ?» Je lui ni répondu que le «cas» n'avait pas été envisagé.
La Libération nous a tous retrouvés indemnes et heureux de l'être. Pendant quelques temps, je les ai vus aux fêtes et réunions de l'association franco-hongroise que nous avions créée (Magyar Függetlenségi Mozgalom), puis ils ont disparu. J'ai appris plus tard que Maurice avait une maison et un atelier près d'Aix en Provence, avec une exposition permanente. Nandor s'était installé au Pays Basque. J'ai revu la jeune génération sur la Côte d'Azur, au cours d'une exposition. Et les contacts ont cessé, à mon grand regret.
Deux vieilles éditions les concernant ont paru en 1944 à Toulouse et à Paris en 1947, en noir et blanc petit format, d'autres ont dû paraítre en couleur, plus tardivement. Notons que les évêques de la région ont tous été peints par Nandor, mais en dehors de nombreux portraits, on trouve aussi dans leur production des sujets divers : paysages, scènes de rue, natures mortes, souvent réalistes et pleins de poésie
Emeric Epstein

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«L'Association Franco-Hongroise est indissociablement liée à son nom, à son enthousiasme. [...] . Par son engagement pour son pays natal, par ses liens profonds avec la France, par son respect pour les valeurs humaines et par sa gentillesse, dans son domaine, il fut un «grand européen» avant l'ère, et il nous reste parmi les franco-hongrois et hungaro-français les plus valeureux qui enrichissaient par leurs vies et leurs activités, l'histoire des communautés hongroises installées en France, en quelque sorte notre histoire commune . Il nous quitte donc le jour de la fête nationale hongroise, celle de la Révolution de 1956...Je suis persuadé que bon nombre de Hongrois et de Français garderont sa mémoire.»

M . Csernus, directeur de l'Institut Hongrois de Paris.


embossé
«Je viens d'apprendre la disparition du Docteur Emeric EPSTEIN.
C'est une personnalité exceptionnelle qui vient de nous quitter.
Homme de courage qui s'est engagé dans la résistance, il a tout au long de sa vie, pris position pour aider les réfugiés politiques, notamment après les événements de 1956 en Hongrie.
Au sein de l'association toulousaine franco-hongroise qu'il a créée, il a montré son attachement à la Hongrie, sa terre natale, et a su œuvré toute sa vie, pour l'amitié entre les peuples.»

Philippe Douste-Blazy,
ministre de la Santé et de la Protection Sociale.
«C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris le décès accidentel de votre mari, le Docteur Emeric EPSTEIN.
Sa disparition est cruellement ressentie par tous ceux qui l'ont apprécié et
connu.
Avec Emeric EPSTEIN, c'est une personnalité du monde de la Résistance et de l'engagement au service des exilés et des réfugiés politiques, qui disparaît.»

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse.


Emeric fête ses 90 ans

anniversaire avec Bernadette avec Bernadette en plein air